... Pauvre cruche... Tu croyais avoir la moindre valeur ???... C'est beau de rêver mais non !
Tu es seule dans ce pétrin sans nom qu'est ton monde. Ceux qui t'ont crée eux même ne s'aperçoivent plus de ton existence...
Tu espère en des être qui ne savent même pas qui tu es, tu crois à ce qu'ils paraissent être pour te réveiller seule ensuite.
Tu passe des nuits blanches face à un téléphone qui ne sonnera jamais, des semaines entières devant ta boite aux lettres qui n'apporte que du courrier pour tes proches et des factures pour ta mère, jamais une lettre pour toi...
Tu passe tes journées au milieu de personnes qui ne te parlerons jamais, et tes soirées sur l'msn à espérer qu'une fenêtre s'ouvre ne fusse que pour dire bonjour, tu attend patiemment qu'après ton premier pas on réagisse et puis quand vient l'heure, c'est seule que tu repars sans le moindre espoir que quelqu'un veuille te garder un peu plus.
Tu envoie des sms qui n'obtiennent aucune réponses, tu écris des lettres et des mails sans espoir de réaction, tu adresse des "salut" et des "comment ça va" si bien dans ta vie que sur l'ordinateur et quand tu n'insiste pas, la conversation s'arrête là.
Tu as besoin de compassion, d'amour, de compréhension, ou juste d'une existence dans un autre coeur que le tien, mais tu n'est rien, rien qu'un humain parmi les autres, rien qu'un jouet parmi tant d'autres, tien qu'un coeur effacé dont le visage souri en disant "je vais bien" car le contraire dérange.
Tu te bas non pas pour toi mais pour tout ceux là, pas pour la reconnaissance, juste parce que c'est ça ton existence.
Tu parle à des feuilles comme à des amis et tu t'enlise dans ce tourbillon d'ignorance.
De tes mots sont rayé : bonheur, amour, amitié, délivrance, espoir... Espoir... Tu as même effacé l'espoir... Tu l'as remplacer pas souffrances, douleur et mort... Oui mort... c'est ce qui résume ce qu'est devenue ta vie, un tombeau sans épitaphe, une enveloppe sans pensées, programmée pour sourire à la moindre question sur l'évidence que tu fuis.
Tu te voile derrière une pseudo insouciance, tu te meurs de tous ces rires qui mentent, tu te lasse ses guerres contre toi même à t'interdire la défense.
Tu observe ton assiette comme un déchet, une maladie, tu ne parviens plus à manger ni à dormir.
Il parait que tu te laisse mourir et tu souris, tu dis tant pis et puis tu fuis, tu évite le sujet comme si il te brûlais, et tu te laisse partir, tu détruis ce qu'il te reste, cette enveloppe qu'on dit belle, tu l'arrache sans regret en te disant que c'est bien fait, que tous ça tu l'as mérité et que si tu le pouvais, que si tu étais moins lâche, tu avancerais d'un pas pour sombrer enfin sur les pavets...
Et puis là tu te rappelle, tu te souviens que t'as pas fini, que ta soeur vie aussi, que tu dois la protéger, l'empêcher de faire comme toi, lui apprendre à pas voler pour ne jamais retomber, lui tendre la main pour que jamais le ravin ne soit son refrain.
Et puis tu trébuche encore, et le soir tu ne t'endors, tu observe ce qui t'entoure en laissant couler tes larmes et en hurlant dans ton âme un au secours qui tour à tour, te rappelle que seule tu es, et seule tu demeure....